GENÈVE · 2 JUIN 2026
La Coalition internationale pour les droits de l'homme rencontre la délégation de l'Union européenne auprès des Nations Unies à Genève au sujet des violations engendrées par la guerre au Soudan
Les représentants de la Coalition internationale pour les droits de l'homme ont tenu une réunion importante et approfondie avec Mme Katarina Tapio, de la délégation de l'Union européenne auprès des Nations Unies à Genève, afin d'examiner la situation humanitaire et des droits de l'homme qui se détériore rapidement au Soudan en raison du conflit en cours.
À l'ouverture de la réunion, le président de la Coalition a passé en revue la situation actuelle des droits de l'homme au Soudan, soulignant la position ferme de la Coalition qui appelle à une cessation immédiate et complète des hostilités, à l'administration d'une justice diligente et au maintien de l'engagement envers les mécanismes internationaux de responsabilité — y compris la remise de toutes les personnes recherchées par la Cour pénale internationale (ICC). Il a insisté sur le fait que de telles mesures sont essentielles pour mettre fin à l'impunité et garantir une paix durable.
Les membres de la délégation de la Coalition ont ensuite présenté un rapport détaillé et solidement documenté exposant les conséquences catastrophiques de la guerre et son impact direct sur les civils. Le rapport a mis en garde contre le phénomène croissant de la militarisation et de l'extrémisme systématique qui serait poursuivi par l'actuel commandement militaire. Il a également souligné les dangers que représente le silence de la communauté internationale face aux actes d'intimidation et de violence qui seraient commis par le Mouvement islamique contre les civils soudanais, avertissant que de telles pratiques menacent la cohésion sociale et risquent de plonger le pays dans une instabilité et un chaos plus profonds.
La réunion a également abordé la question du Réseau des médecins soudanais et les allégations relatives à la reconnaissance, par le commandant en chef des forces armées soudanaises, du recours à du personnel médical comme couverture pour des activités de renseignement militaire. La délégation a exprimé sa profonde préoccupation et sa condamnation face à l'exploitation des professionnels de la santé et à leur implication dans des opérations militaires d'une manière contraire aux principes humanitaires internationaux et aux normes juridiques.
Les participants ont en outre examiné la dégradation des conditions dans les zones sous le contrôle des Forces de soutien rapide (RSF). La délégation de la Coalition a mis en évidence l'absence d'institutions chargées des poursuites, l'effondrement du système éducatif et la privation des droits constitutionnels fondamentaux des citoyens. À cet égard, Mme Katarina Tapio a révélé que l'Union européenne avait alloué des ressources financières pour soutenir l'éducation et les initiatives d'apprentissage alternatif au Soudan par l'intermédiaire de l'UNICEF et de plusieurs organisations internationales.
S'agissant des mécanismes de suivi et de responsabilité, la Coalition a souligné l'importance que la Mission d'établissement des faits des Nations Unies effectue des visites de terrain directes et rencontre les victimes et les témoins sur place, afin de garantir le plus haut niveau de crédibilité et d'exactitude dans ses rapports. La diplomate de l'Union européenne s'est déclarée pleinement d'accord avec cette recommandation.
À l'issue de la réunion, la délégation de l'Union européenne auprès des Nations Unies à Genève a salué le rôle déterminant joué par le Royaume-Uni dans l'avancement des efforts de paix au Soudan. Elle a réaffirmé la position ferme de l'Union européenne appelant à une cessation immédiate de la guerre et a annoncé que, le 15 juin, l'Union européenne présenterait un rapport complet sur la situation des droits de l'homme au Soudan devant les Nations Unies.
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